Sortie aux Philippines février 2009

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Cette année le Mantalo a décidé d’organiser sa sortie loisir loin, très loin de France, à plus de 12000Km, aux Philippines, plus exactement aux Visayas Negros Orientales, dans la petite ville de Dauin.


Les 14 valeureux membres du Mantalo se sont donc retrouvés le 30 janvier à Roissy pour embarquer dans notre bel avion en direction de Hong Kong.


 

 

 

Samedi

 

13 H00 décollage de Paris
Tout le monde tente de s’occuper en lisant, en dormant, en regardant des films (et oui 12 heures c’est long) .Après une « nuit » nous nous posons à Hong Kong : il est 7h30 - heure locale, nous n’avons pas vu la nuit passer (normal : pour nous, il n'est que minuit trente…).

Ha ! Hong Kong , ville mythique de l’Asie, son passé, son histoire ,ses mythes… mais ,bon pas le temps de visiter, notre prochain vol décolle dans 1h30, alors on va faire un peu de shopping, au pas de course au duty free et basta.

Juste avant le passage sous les portiques de sécurité, une rumeur monte parmi les membres du club, un certain « caisson pour appareil photo » ainsi que son flash auraient été oubliés  dans le 1er avion. Son propriétaire va tenter de les récupérer… quelques minutes plus tard, on nous annonce que ce caisson va être transféré sur notre prochain vol et que nous le récupérerons dès notre arrivée à Cébu - ouffff!!!!

2ième vol : Hong Kong -Cebu aux Philippines, ce vol n’est qu’une formalité de 2H30.

Arrivés aux Philippines, nous sommes assaillis par la moiteur, nous récupérons nos valises, certaines se changent pour mettre une tenue plus adaptée, d’autres changent de l’argent, et occupation qui va devenir habituelle certains attendent le  caisson pour appareil photo et son fidèle flash  (nous les appellerons « caisson-flash » pour la suite)  qui malheureusement ne viendra pas, mais on nous assure qu'il sera à l’hôtel demain…

Nous embarquons dans 3 minis- bus direction le sud de l'île à 140Km pour attraper un ferry. La conduite philippaine est …comment dire ? Spéciale : on double à gauche, à droite, par- dessus, par-dessous, bref n’importe comment ; le klaxon fonctionne très bien sur tous les véhicules (les freins aussi…)
Au bout d’une heure, nous sommes enfin sortis de Cebu.

 

 


 

 


Après 2 heures, une petite pause technique est plébicitée par les membres féminins du club.
Après 3 heures, nous tombons dans un bouchon qui va durer une heure et là, bizarrement alors que  tout français utiliserait son klaxon, hé bien : pas un bruit, tout le monde reste zen.
Après 4 heures, une seconde pose pipi est organisée…
Après 5 heures de slalom entre les camions, motos, tricycles motorisés ou non, nous arrivons enfin au débarcadère.

Allez, hop, encore ½ heure et nous serons sur la bonne île et il  ne nous restera plus qu’une « petite » heure de bus pour arriver à l’hôtel.

Après 22 heures de voyage, nous arrivons enfin à l’hôtel !!! Nous découvrons nos chambres.

 

 

 

le modéle luxe (en béton normal)

 

 

 

 

Le model "standard" tout confort écologique biodégradable, en bambou du sol au plafond !

 

 

 

 

Nous faisons un brin de toilette et direction les restaurants où une réunion d’information est organisée suivie du repas (et oui, la journée touche déjà à sa fin).
Après ce 1er repas, tout le monde est crevé et va se coucher, car demain il y a plongée alors mieux vaut être en forme.

 

Dimanche

Première vraie journée de vacances, le ciel est un peu couvert, ce n’est pas grave, nous sommes en vacances, et il fait chaud.

C’est lors de cette 1ère plongée de réadaptation que l’un de nos membres  - et attention ! pas juste un membre normal, mais un membre du comité directeur mais également MF2, instructeur PADI MSDT,  Instructeur PADI Diverses Spécialités, Instructeur EFR(Secourisme avec matériel), Moniteur Nitrox PADI & Fédéral, s’est fait attaquer  - oui oui ! attaquer ! par une bête énorme, féroce, pleine de haine à l’égard de l’homme (moi qui vous raconte ce séjour, je l’ai vu de mes propres yeux) par un « vulgaire »  poisson -clown!
L'attaque fut aussi rapide que brève et notre valeureux  membre n'a  rien pu faire.

« Les poissons-clowns, ou poissons anémones, (Amphiprion) forment un genre de poisson appartenant à une sous-famille de la famille des Pomacentridés. On compte environ 27 espèces de poissons-clowns. Une seule est classée dans le genre Premnas (Premnas biaculeatus), les autres font partie du genre Amphiprion.
Ils sont de taille modeste ; adultes, leur taille varie de 7cm à 15cm »

 

 

 

 

(Autant vous dire que si ces deux là se recroisent sous l’eau, un des deux finira en sushi.)
Après cette attaque, il est demandé à tous les membres de faire attention.

Lors de la 2ème plongée , le dive-master local s’approche soudain d’un des membres de la palanquée en lui tendant son octopus. Ce consommateur d’air et habitué à « sucer » tout octopus qui se présente à lui se dit : « il est sympa, ce dive, il me propose spontanément de l’air ! ». Reprenant un peu plus tard son détendeur : « la panne d’air …la vraie ! ».C’est là que Germinal lui fait signe et qu’il lui ferme sa bouteille !!  Il se dit alors : mais pourquoi tant de cruauté ?????exercice ??, bizutage ?... Finalement, il a fini la plongée accroché à l’épaule de Germinal. Ce n’est qu’à la sortie qu’il a appris que depuis la mise à l’eau il y avait une fuite au niveau du premier étage, ce jeune plongeur novice ne s’était rendu compte de rien...

 

Lundi

Le sommeil de certains de nos vacanciers a été quelque peu troublé par les émissions sonores d’une boîte de nuit sauvage, en plein air, non loin de l'hôtel. A 3 heures du  matin, l’orage a pris le relais,  est-ce la pluie qui a mis fin à cette "rave"  ou le bruit de la pluie qui a réussi à bercer nos membres les plus insomniaques, mystère…

Petit déjeuner gargantuesque et munis de nos pique-niques, direction Apo Island pour la journée.

 

 

 

 

Qu’il est bon de plonger dans des pays étrangers : le personnel local s’occupe de tout, transport des bouteilles, du matériel, gréage de l’équipement, aide à la mise de vos palmes ; Seuls la vérification du Nitrox et le crachat, pardon je veux dire le dépôt de salive dans le masque reste à la charge du plongeur.
1ère plongée de la journée sur le site de « Cogon ». Cette plongée dérivante nous a permis de constater que tous les Dives n’étaient pas équivalents. L’un d’entre eux a abandonné la moitié de sa palanquée, qui respectant les consignes après une minute de recherche au fond est remontée sur le bateau, une plongée très écourtée, dommage ! 

Après le repas de midi, il y avait possibilité de shopping local. Certains l’ont fait façon Warrior : trajet à la palme et précieux cadeaux maintenus à bout de bras afin de ne pas les mouiller !!

 

 

 

 

Retour d’Apo Island mouvementé et humide : la pluie et la houle se sont levées.

Cette journée se clôture autour d’un apéritif offert pas El Bolchoï qui fête sa 200ème plongée.

Nous avons définitivement révoqué l’un de nos dive- master local qui n’était décidément pas motivé par notre compagnie.
Et quid du « caisson- flash » ? ….. "may be tomorow" !

 

Mardi

La matinée est toujours humide.Mais où est le soleil ?????
Seule consolation : nous sommes en maillot de bain et T-shirt alors que Paris est bloqué par la neige (ha ha ha, les pauvres).

Au programme la plongée Maïnit, dérivante foirée pour certains qui n’ont vu que du sable, plongée spectaculaire pour l’autre groupe qui a expérimenté les résurgences d’eau chaude chauffée par les volcans et les bancs de barracudas crus et vivants…

La sortie du bateau s’est avérée sportive. La mer étant bien formée, voire  démontée, la descente du bateau des uns et des autres a constitué un spectacle de choix.
 

 

 


 

 


(Ici un bateau du centre qui s’est échoué sur la plage)

 

 

 

 

Pour la 3ème plongée, l’embarquement se fera à partir d’une crique plus calme, non loin de l’hôtel, ce qui nous a permis de tester le jeepney des  philippines. C’est là que Michael, un divemaster local originaire du Canada

 

 

 

 

nous a raconté la blague suivante : « combien de personnes peut on mettre dans un jeepney?» La réponse : « un de plus »

 

Mercredi

La journée de plongée s’est déroulée sur l’île de Sikijor. Parmi les rencontres les plus intéressantes, on notera la murène ruban (bicolore jaune et bleue et très fine).

La soirée a rapidement éclipsé les souvenirs de la journée.
En effet, ce soir là, en rentrant de Sikijor, certains membres du Mantalo se sont aventurés en dehors de l’hôtel et ils ont fraternisé avec les autochtones, ces derniers  les ont initiés à un rituel bizarre. De retour à l’hôtel, nos courageux aventuriers se sont empressés de faire découvrir ce breuvage à tous les autres.

Imaginez l’explication détaillée de la recette, décomposée telle une magnifique démo de Dive Master, le tout déclamé dans un anglais de plus en plus académique au fur et à mesure des nouvelles démonstrations.
A retentir la fameuse phrase :
« Heureusement qu’on n'est pas bourrés , quand même, on est seulement un peu chauds  ,c’est tout, demain ça va être terrible, heureusement on est au nitrox ». 

 

 



 

 

Désolé, il n’est vraiment pas possible de rendre la version originale de la recette sans l’avoir au préalable testé. C’est le nombre d’essais qui rend l’Anglais académique. Retenez seulement qu’il est question de Nescafé® et de citron… La recette va venir ….
Retenez également que cette soirée a donné naissance à El Gringo ».
Cette pratique a fait naître chez certains l’envie d’en faire une spécialité PADI.

Une information complémentaire pour les inquiets : « Caisson Flash » n’est toujours pas arrivé :  may be tomorow !…

 

Jeudi

 

Grâce aux incantations d’« El Gringo » auprès de RA (dieu soleil), nous avons sorti de nos valises les crèmes solaires (oui, il fait beau et chaud !)
Entre deux plongées, les membres du Mantalo pratiquent  une nouvelle activité inédite : le « bronzage »

 

 

 

 

Ce soir, nous fêtons la 50éme plongée de Mathieu, Isabelle, et Emily mais la soirée sera moins arrosée (je parle d'alcool, pas de pluie) qu'hier.

Bien que la sortie aux Philippines soit une sortie dite "loisir ", certains ont trouvé le moyen de se faire dispenser un cours nitrox fédé et PADI

 

 

 

 

En tous lieux et par tous temps, la plongée tu apprendras.

(Merci à Germinal qui, même à l’autre bout du monde dispose de tout le matériel nécessaire à l’enseignement de la plongée sous- marine)
Le cours et l’examen se sont poursuivis après le dîner et juste avant d’aller se coucher.

Nous sommes toujours sans nouvelle de caisson- flash : « may be tomorow »

 

Vendredi

8h00 « El Gringo » a mis la barre très haut, car le soleil est toujours là !!! la journée s’annonce bien !!
10h30 - finalement nous arrivons au terme de l’effet des incantations car le ciel se couvre après la 1ère plongée.
16h00 - il pleut de nouveau (cela faisait longtemps) - il est nul ce « El Gringo »
En cette fin de journée, un 2ème tour du questionnaire PADI nitrox est organisé pour les 2 retardataires qui étaient trop fatigués (ou quelque peu éméchés) pour le faire hier.

Nous sommes toujours sans nouvelle de caisson- flash: « may be tomorow »

 

Samedi

Réveil après une nuit de pluie tropicale (nous comprenons enfin l'utilité du petit parapluie qui est à disposition dans chaque chambre).
Comme ils disent : « pourvu que cela ne dure pas »…

Grande nouvelle : Caisson-  flash vient enfin d’arriver, juste avant les 3 dernières plongées, il va pouvoir enfin goûter à l’eau du Pacifique.

 

 

 

 

1ére  plongée du matin et 200éme pour Jack
C’est le dernier jour et tout le monde change de bateau, d’équipe, de palanquée entre chaque plongée, mais les hommes de Sea-Explorer gèrent  cela très bien et réaffectent le matériel sur les bateaux ad-hoc ans même que nous nous en rendions compte.

Je ne sais pas si c’est  la fatigue, le dernier jour ou si c’est le temps (oui, il pleut toujours et il pleut même à seau) mais certains ont snobé les dernières plongées au profit des massages.
La dernière plongée s’est faite sous des trombes d’eau et en se mettant à l’eau dans une couche  de 30 cm couleur chocolat (devant l’estuaire d’une rivière);
À noter que la température extérieure est de 25° alors que l’eau est à 27°.
Ce fut aussi la 50ième plongée de Venceslas.

Heureusement que certaines chambres sont sur pilotis, car l’hôtel se transforme en petite Venise (commentaire personnel « même en Bretagne il ne pleut pas autant et dire que c’est la saison sèche… »)
Une glissade sur un carrelage trop glissant (la faute à cette satanée pluie!!!) a malencontreusement endolori la jambe de l'un de nos gentils GO, cette chute lui vaudra 15 séances de kiné à son retour en France.

 

Dimanche   

Les vacances sont finies .Retour en France. Pas pour tout le monde ! L’un d’entre nous se sentait tellement bien aux Philippines que le bus était parti sans lui ! Pas de chance : on s’en est rendu compte dès les premiers mètres !
Après une heure de mini- bus et une heure de bateau, nos gentils organisateurs nous ont organisé une course- poursuite sur route ouverte entre les différents minibus, pour rejoindre l’aéroport situé à 150Km, une sorte de gumball 3000(1) ; nous avions mis 5 heures à l’aller  (avec 1 heure de bouchon), il nous en faudra juste 3  pour faire le retour .Nous pouvons remercier Saint Guillermo qui nous a permis d’arriver en vie à destination.
Au dire de certains (qui ont beaucoup voyagé) « ils conduisent comme des malades haaaaaaaaaaaaaaaa on va mourriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr ».

Le vol de retour se passe sans problème et semble plus rapide. Il est vrai que tout le monde dort paisiblement.

 

Lundi

5h50 : atterrissage à Roissy, il fait 3°, le ciel est gris, il pleut (pour changer).
Les palmiers, la plage, la piscine, le bar, les bateaux, le personnel charmant ont disparus.
Les membres du Mantalo récupèrent leurs différents bagages (cette fois- ci, pas d’oublis) et se dispersent, ils rentrent chez eux, un peu tristes, car, oui, les vacances sont finies…

 

 

(1) Le Gumball 3000 est un rallye automobile annuel international d'environ 3 000 miles (5000 km), d'où son nom, qui se déroule généralement sur le réseau routier à travers l'Europe. Bien qu'annoncé officiellement comme un rallye sans temps officiel, ni de prix pour le premier arrivé sur les points de contrôles, dans les faits beaucoup de participants font la course, dépassant très largement les limitations de vitesse et se voient verbalisés ou confisquer leur véhicule par les polices des pays traversés. Cette compétition est très contestée et est dénoncée par certains médias et les autorités publiques de certains pays traversés. Sur les dernières éditions, plusieurs polices européennes ont ainsi échangé des informations, dans le cadre de TISPOL, sur les itinéraires prévus et renforcé leurs contrôles.

Texte Vence (et Fabienne)

 

 

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