SAFAGA JUIN 2006

retour au sorties

 

 

Cette sortie marque un tournant dans les voyages du Mantalo. Jusqu’alors nous étions péniblement montés jusqu’à 16 voire 18 en rameutant des non plongeurs. Là c’est du lourd, un effectif de 29 participants.

Ulrick et Serge étant déjà partis en repérage nous nous retrouvons à l’heure dite pour les 26 participants disciplinés à CDG (merci pour cette belle ponctualité !), pour la traditionnelle récolte de passeports permettant d’obtenir les billets.

 

Les horaires ne sont pas top optimaux :

décollage à 22h20 et atterrissage à 4h30 du mat locales. Nous sommes loin du confort d’Emirates. A bord d’Air Cairo, pas de petites serviettes chaudes ni de choix pléthorique de films. Sur cette compagnie, le confort est à la hauteur du prix du billet. Les quelques passagers qui parviennent à s’assoupir sont réveillés de façon intempestive par les annonces tonitruantes. Seul Apollon qui a chaussé ses « yeux bleus », dort du sommeil du juste. Emilie tente de survivre entre ses charmants compagnons de route, qui sont au rythme d’une bouteille de whisky par heure de vol. Ceux qui ont eu la malchance de se voir attribuer des places en queue d’avion profitent des vocalises des hôtesses.

 

 

 

Arrivée au Ménaville sur le coup de 6 heures du mat. Elise et Dominique rejoignent leur compagnons de chambre respectifs en ne pensant qu’à une chose : s’écrouler dans leur lit. Par contre, les dormeurs sont en pleine forme après une semaine de vacances et veulent entamer une grande discussion. La solution proposée par Dominique : Elise et lui partagent une chambre. Bizarrement, cela a suffit à calmer le bavardage d’Ulrick.

 

 

 

 

Première plongée prévue le matin :

Découverte du bateau pour les uns, les vieux de la vieille retrouvent les choses telles qu’ils les ont laissées, à une exception : le Alpha Safaga One s’est désormais doté d’un équipage qui semble plus performant sur les manœuvres d’accostage et qui a le rythme dans le sang. Nousavons le cuistot rossignol et l’amicale de l’équipage qui s’adonne à la création musicale essentiellement à base de percussion ponctués de « roule ma poule »

 

 

 

Première plongée = premier briefing de Jonathan. Il nous fait la version longue dans laquelle figurent tous les ingrédients traditionnels : « remontée à la vitesse des ‘pit bulls’ ou des ‘ôhrdinator’ (transcription en phonétique libre) ». Seule manque l’allusion à la « plongée Pink Floyd » mais ceci n’était pas nécessaire car John connaît le sérieux de l’encadrement du MantaloClub.

 

Premières bulles en mer pour Christel sous l’œil protecteur de Thierry qui va couver ses trois futurs Open Water Divers tout au long de la semaine et les regarder progresser et s’éclater dans l’eau.

 

 

Les baptêmes

Houcine : 4 baptêmes un peu d’appréhension mais un sourire de plus en plus franc au fil des baptêmes

 

 

Shirley ou « j’y vais j’y vais pas » : convaincue par le look du shorty et la pression psychologique discrète mais efficace de Jacques, elle se lance. Certains ont découvert les carreaux de la piscine pour leurs premières bulles, Shirley elle, plus sélective, a choisi l’aquarium de Panorama Reef. Germinal médusé a eu un seul commentaire en remontant « pour le prochain baptême, tu ne touches rien !!!!». Pendant les 20 minutes du premier baptême, elle aurait volontiers testé le lâcher / reprise d’embout et le vidage de masque. Elle a également inauguré une nouvelle technique de sécurité en cas de croisement de palanquée : pas de choc frontal, pas de contournement, non, non, on remonte en surface c’est plus propre !

Le second baptême s’est effectué dans le jardin de corail de Shab Sheer, et nous avons vu remonter sur le bateau une future plongeuse enchantée.

 

 

 

La formation des DM

Sabine ayant pris de l’avance sur la théorie, Ulrick a bénéficié d’une formation marathon en tête à tête avec Germinal. Pour celle-ci, le PC était branché au bar de la piscine, démontrant ainsi que la théorie peut s’infuser n’importe où.

Pour le volet pratique, Sabine et Ulrick ont peaufiné leurs plans de secours, cartographie, conduites de palanquée, et briefings. Mission réussie pour tous les deux. Le Mantalo Club a désormais deux nouveaux Dive Master. Félicitations à tous les 2.

Sabine s’est vue remettre avec beaucoup de fierté la casquette de Dive Master de Thierry qu’elle a arboré avec fierté pendant tout le reste du séjour.

 

Les validations :

Une grande sortie de validation au cours de laquelle 21 diplômes ont été délivrés.

Quelques moments de bravoure :

- les carrés : Philippe S. et Emilie estimant l’exercice trop simple ont choisi de corser la difficulté en dessinant pour l’un un pentagone et pour l’autre une raie pastenague.

- Les scénarios du RD : Jacques a découvert que le rôle de victime n’était pas sans risque. Tout d’abord hissé sur le bateau à l’aide d’une corde, sous l’œil interrogatif des spectateurs se demandant quelle partie de son anatomie allait toucher le pont la première, il a ensuite testé l’intervention médicale d’Héloïse d’un réalisme saisissant. Ne voulant pas reconnaître spontanément son état de conscience, notre infirmière de choc lui a asséné une gifle bien sentie en ajoutant « et maintenant…t’es conscient ? ». Elle a toutefois le sens de la mesure et s’est bien gardée d’infliger le même traitement au Prez qui campait une autre victime. Au cours de ce scénario décidément très riche, notre « Dive Mââster » a joué avec beaucoup de conviction le rôle de composition d’une allemande emmerdeuse, ce qui lui a valu de passer trois fois de suite à l’eau.

- Toujours dans les scénarios rescue : Joël Dove a également payé de sa personne regrettant peut être de ne pas être inconscient quand il avalait l’eau de la Mer Rouge pendant son sauvetage.

- Les lâchers de parachute : l’Oscar est attribué à Patrick et Sergio qui ont testé le lâcher cata. Ils avaient choisi de compliquer l’exercice en le réalisant au cours d’une panne d’air. Résultat une perruque qui aurait fait la joie de Jérôme (le roi du dévidoir) un plomb coincé obligeant les deux binômes emmêlés à aller réparer les dégâts.

 

Les plongées :

13 plongées nous ont été proposées au cours de cette semaine.

Les fonds de mer rouge offrent toujours leur lot de couleurs. L’essentiel y était : murènes, napos, tortues, balistes… Les habitués ont trouvé les fonds un peu moins riches que lors des sorties précédentes mais avec toutefois une belle abondance de poissons crocodile.

Nous n’avons pas croisé les dauphins en plongée mais ils ont eu la gentillesse de nous tenir compagnie lors d’un des retours sur le Sagaga One.

Une plongée de nuit sur Tobia Arbaa, deux dérives et une épave, le Salem Express qui ne laisse personne indifférent.

 

Quelques scènes sous l’eau :

- Jean-Louis a osé braver l’autorité de sa « Dive Mââster » préférée en refusant ostensiblement de s’accrocher au bout lors de la remontée du Salem Express.

- Pierre a, selon des sources sûres (un peu délatrices), craint une fuite du premier étage. Une fois l’émotion passée, il s’agissait d’une autre catégorie de bulles générées par la nourriture si particulière du Ménaville.

- Serge L a choisi le lâcher de bloc en pleine eau

Et hors de l’eau… les classiques scènes de maillot de bain : Céline nous a fait une remontée des marches du bateau façon Sophie Marceau à Cannes.

 

La vie à terre :

Alternance entre piscine, apéro du soir, chichas……

Et toujours l’Obélisk : certains ont choisi de tout tester… rouge maitrisé, rosé imbuvable et blanc redoutable !

Une partie de volley dans la piscine : Joël tenant le filet et choisissant de l’abaisser pour favoriser son équipe fétiche.

Bodube a littéralement explosé un transat sous le commentaire gouailleur d’Emilie (toujours elle ?) : « you casse, you pay !»

Pierre également très présent nous a joué la séquence frisson : deux versions circulent sur l’épisode, nos recoupements n’ont pas permis de trancher.

1 Il s’est vaillamment battu avec un requin marteau qui l’a cruellement mordu à l’arcade sourcilière

2 Aveuglé par le savon, il a embrassé le robinet de la douche

Ce qui est avéré, c’est que nous avons pu voir à l’œuvre notre autre infirmière de choc, Céline.

 

La bio :

 

Ce cours était notamment très attendu par les participants à la sortie Maldives qui étaient un peu restés sur leur faim car, lors de ce séjour, le temps imparti à la bio avait été dévoré par la théorie envahissante du Dive. Forte de l’expérience, Nathalie a négocié des créneaux horaires. Elle a encore une marge de progrès dans la négociation du portable.

Bravo pour sa formation très bien construite et délivrée avec passion à un auditoire un peu potache mais qui a bien apprécié ces interventions. Il y a encore du boulot : certains confondent des fils de pêche avec des vers plats, d’autres choisissent de caresser des poissons urticants.

 

 

 

 

Petit florilège des phrases cultes :

 

- « Qui veut tirer un coup ? » attention pas d’interprétation graveleuse c’est juste Sabine notre « Dive Mââster » qui, fêtant son nouveau diplôme, proposait la chicha à la cantonade.

- Deux conseils importants du coach pour le baptême d’Houcine : « Jacques, tu lui mets de la buée dans le masque » et « le gilet s’enfile comme un sac de couchage ». Ouais…comme ça c’est plus simple !

- « Joël (Dove) repère la ficelle d’un string à 600m »

- « Cette année, je ne consomme plus. D’ailleurs quand je me croise, je ne me reconnais pas. Appelez moi IL » (IL ex Octosuce).

- Alain « Je plonge au Nitrox 21% » Le nom d’Octosuce étant vacant il pourrait peut-être être proposé à Alain.

 

Une très belle sortie de validation, 100% de réussite sur les diplômes, les derniers entrées au club ont trouvé facilement leur place….le bonheur ! A l’année prochaîne.

 

 

Précision importante :

 

Vous pourrez être surpris de la sobriété de ce compte rendu qui reflète mal la présence « radio active » d’Emilie. Il y a une explication : après réflexion nous avons décidé que la densité de sa participation à l’ambiance du séjour méritait un compte rendu dédié. Aller je vous sens impatients et frétillants.
Pour vous remémorer ces grands moments…. rien que de la blonde attitude. cliquer ici